Quelques mots pour commencer

Bonjour chère toi,

Voilà quelques années, j’ai accouché de mon 5ème enfant. Un vrai bonheur, mon rêve de toujours était réalisé. J’étais mariée, mère heureuse de 5 enfants dont je me suis occupée comme je le voulais (c’était mes conditions pour accepter de me marier : 4 enfants – nous avons donc dépassé mes attentes – et ne pas travailler afin de pouvoir m’occuper d’eux). Je les ai allaités, portés en écharpe, accompagnés dans leurs activités scolaires, j’ai organisé les anniversaires, fait maison ouverte pour les amis, soigné, dorloté, joué, enseigné …. Jusqu’à me retrouver un beau jour TOUTE VIDE.

Mon rêve de toujours était réalisé et je me suis retrouvée face à un vide abyssal. Qu’allais-je faire maintenant ? Ce n’était pas comme si je m’ennuyais à la maison et en dehors, étant donné tout ce que je faisais, mais un vide intérieur en moi est apparu, incompréhensible.

Ce n’était pas le fait de dire au revoir au fait de procréer, 5 enfants c’est mon bon nombre, je n’en voudrais pas de plus.

Mais je n’étais plus nourrie par ce que je faisais et j’étais submergée par la logistique que représente le fait de tenir une maison, s’occuper de 5 enfants et rechercher du travail, sachant que je n’avais pas travaillé depuis 13 ans et que je n’avais aucune idée de mes compétences et de ce que je valais. Je me suis perdue en chemin.

Femme au foyer est le plus beau métier du monde dit-on ! C’est vrai je suis d’accord, c’est une vrai mission de vie que de guider ces âmes dans ces corps d’enfants qui grandissent. Mais, et oui il y en a un GROS MAIS…

Ce n’est pas valorisé par la société, ce n’est pas rémunéré, c’est ingrat parfois, c’est épuisant et il n’y a pas de formation.

J’ai travaillé avec une coach sur la partie professionnelle, définir mes compétences, refaire mon CV, définir le type de travail, les horaires et les modalités je voulais trouver, pour que cela soit compatible avec le fait d’être mère. Mon ancien travail dans l’immobilier qui se terminait à 19 h tous les soirs n’était pas envisageable et les 5 petites semaines de vacances par an non plus, puisque les enfants en avaient 16 !

J’ai décidé de travailler avec une coach de vie en même temps afin de retrouver ma confiance en moi, d’apprendre à travailler avec mes émotions, avec mon cycle de femme, ma puissance interne, la Communication Non Violente…

J’ai fini par utiliser mes compétences acquises par mes formations et c’est ainsi que j’ai créé mon auto-entreprise de soins énergétiques, en tant que maître Reiki enseignant. Je me suis lancée en me disant que j’aurai les clients qui me correspondent. J’allais à domicile chez mes clients avec ma table pliable.

Dans le même temps, j’ai trouvé un travail en CDI à temps partiel dans une branche de l’immobilier. Mes horaires correspondaient à ceux de l’école, c’était parfait.

Enfin, je retapissais des fauteuils pour des amis.

Je croyais que tout allais pour le mieux et que le bonheur était là. Et en effet ce fut le cas un temps, MAIS (encore un),

Un gros décalage par rapport à notre équilibre d’avant est apparu et mon couple en a pris un coup. Avec cette reprise du travail, je n’étais plus aussi disponible qu’avant. Les enfants eux se sont adaptés et ont pris de l’autonomie.

Ah le couple ! Cette entité dont on avait oublié de s’occuper, nous est revenue de plein fouet. Quelles difficultés apparaissent à ce moment de la vie, où la femme prend son envol en tant que femme et non plus mère. Toutes les peurs, croyances, blocages, éducation…. reviennent en force. C’est un rite de passage du couple ce moment-là.

On parle de la crise de la quarantaine ou de la cinquantaine.

Mais c’est juste le moment où le couple est face à face (le plus gros du travail avec les enfants est fait) se fait miroir de ses blessures et décide de ce qu’il souhaite faire.

Avec mon mari nous avons décidé de mener le travail ensemble pour traverser ce moment et soigner enfin nos blessures d’enfance. Je ne vous cache pas que c’est difficile, il y a des hauts et des bas, des très hauts et des très bas, mais on y arrive avec beaucoup de patience, de remise en question, de travail sur soi, de communication (vive la Communication Non Violente). C’est à ça que sert un couple. Les crises de couple (quand il n’y a pas de violence) servent à passer un cap dans votre vie, tenons bon !

Bref, je vous raconte ma vie, mais je crois qu’elle est assez représentative.

Ce qu’il faut en retenir surtout c’est que :

LA VIE N’EST PAS UN LONG FLEUVE TRANQUILLE

Vous le saviez déjà, mais entre le savoir, le vivre et l’accepter, il y a des étapes. Ce n’est pas parce que vous vous disputez violemment avec votre conjoint que le couple est fini. Ce n’est pas parce qu’il y a des problèmes d’argent, de sexualité, de maladie, de dépendances, de travail ou d’école, que la vie est pourrie.

Tout d’abord, acceptez ce qui vous arrive, ensuite seulement vous pourrez agir. Pour changer l’extérieur, changez d’abord à l’intérieur de vous-même.

On peut lire cette phrase partout, mais c’est tellement la base !

Chaque jour, je me rappelle d’être aimante, tolérante et patiente envers moi même. J’ai parfois de la compassion pour moi-même, pour mon être blessé et apeuré. Je donne le meilleur de ce que je suis à chaque moment telle que je suis à ce moment-là, sans autre attente.

Jamais je n’aurais pu accepter et traverser tout cela sans l’aide, l’éclairage, le travail de ces coachs, thérapeutes et autres personnes, qui travaillent avec amour à nous transmettre ce qu’ils ont eux-mêmes expérimenté. J’ai beaucoup de gratitude envers tous mes coachs, maitres et mentors.

J’ai maintenant mon propre cabinet de thérapeute et c’est à mon tour de transmettre aux femmes tout ce que j’ai pu recevoir, apprendre, comprendre et ouvrir en moi.

J’aime mon métier. C’est celui que j’ai toujours voulu faire et je le fais bien.

Eliette d’Eté

 

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